Après l’Europe, la Chine est un marché important pour les e-commerçants français

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Après l’Europe, la Chine est un marché important pour les e-commerçants français

Après l’Europe, la Chine est un marché important pour les e-commerçants français


Avec 691 milliards d’euros de ventes en ligne en 2015, la Chine occupe la place de numéro 1 sur le marché du e-commerce BtoC. Pourtant, le pays aux 1,3 milliards d’habitants n’est pas le premier choix d’exportation pour les e-commerçants français.

Sur le marché du e-commerce, les Français privilégient encore le continent européen. “Ils choisissent les marchés de proximité comme l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni l’Espagne ou l’Italie parce que c’est beaucoup plus simple. Il n’y a aucune obligation de s’implanter dans le pays pour faire des ventes transfrontalières. Tous les problèmes de logistique peuvent se régler depuis la France”, explique Alain Cimaz, Chef de projet Commerce et Distribution chez Business France.


France, Royaume-Uni et Allemagne concentrent à eux trois 70% des ventes en ligne de l’U.E

Selon l’association e-commerce Europe, les ventes en ligne B2C de biens et de services ont atteint 455,3 milliards d’euros en Europe en 2015. Un montant en progression de 13,3% par rapport à 2014, en partie dû aux transactions effectuées au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, qui concentrent à eux trois 70% des ventes en ligne au sein de l’Union européenne des 28.

Si le droit des consommateurs a été harmonisé, les habitudes de consommation varient néanmoins d’un pays à l’autre comme le développe Alain Cimaz : “En Allemagne par exemple, il y a un taux de retour très élevé dans l’habillement. Les habitudes ne sont pas les mêmes non plus au niveau des moyens de paiement. En France, les cyberacheteurs optent pour la carte bancaire, alors qu’outre Rhin, c’est le virement à réception qui prime”.


17,8 mds d’euros de transactions en Chine pour Alibaba à l’occasion de la journée de célibataires

Des différences qui grandissent au fur et à mesure des kilomètres parcourus. En Chine, où les ventes en ligne ont atteint 691 milliards d’euros en 2015, les opportunités existent bel et bien mais les e-commerçants français doivent étudier minutieusement ce marché complexe. Dû aux nombreux contrefacteurs, la propriété intellectuelle représente une sérieuse problématique. Le travail de dépôt de marque est alors essentiel.

Le descriptif technique d’un produit affiche là aussi quelques divergences entre les pays. “La page produit est beaucoup plus développée en Chine qu’en France”, indique le Chef de projet avant d’évoquer l’importance de certains événements ou celle d’utiliser les réseaux sociaux pour réussir son marketing. “Chaque année, le 11 novembre célèbre la journée des célibataires. L’année dernière Alibaba a réalisé plus de 17,8 mds d’euros de transactions sur les plateformes du groupe en une seule journée. On pourrait comparer cette date au fameux Black Friday américain”.


À l’occasion de la semaine du e-commerce, du 3 au 6 juillet, à Paris, Business France permettra à 8 marques et enseignes françaises de rencontrer les principales places de marché chinoises comme T-Mall ou JD.Com. “Notre réseau peut apporter des opportunités dans les premiers contacts avec des acteurs majeurs de marchés lointains comme la Chine, mais également la Russie ou l’Afrique”, précise Alain Cimaz.


  • Publié le 24/04/2017
  • Catégorie: Monde