Le Kazakhstan cultive sa place de leader économique d’Asie centrale

News Blog de l'Export

Le Kazakhstan cultive sa place de leader économique d’Asie centrale

Le Kazakhstan cultive sa place de leader économique d’Asie centrale

Après un trou d’air de deux ans, l’économie kazakhe offre à nouveau de bonnes perspectives. Au sortir de la zone de turbulence, une fenêtre de tir favorable aux investisseurs s’est ouverte en 2016.


C'est une bonne nouvelle pour la région. La croissance du Kazakhstan, locomotive de l'Asie centrale, va repartir à la hausse. Descendu à 1,2 % en 2015 (contre 4,3 % en 2014 et 6,1 % en 2013), attendu à peine positif en 2016, le PIB devrait atteindre 1,9 % en 2017 et 3,7 % en 2018, selon la Banque mondiale.

Derrière ce trou d’air, deux facteurs qui ont pesé sur l’activité du pays : le ralentissement de ses partenaires russes et chinois et la baisse des cours des hydrocarbures, son premier poste à l’exportation (75%). Mais le Kazakhstan reste l’économie la plus prospère de la zone, capable de produire à elle seule 70 % de son PIB.

Le pays a pour cela de solides atouts, pointe Laurent Damasse, Directeur Pays Business France, basé à Almaty : «Une formidable richesse en matières premières (pétrole, gaz, uranium, minerais rares) ; une position clé, entre Chine et Russie, qui le rendra incontournable sur le futur trajet de la route de la soie ; une économie ouverte et la volonté de réformer pour développer son attractivité».

Le Kazakhstan poursuit également sa stratégie d’intégration dans la mondialisation. Membre de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) depuis fin 2015, il est aussi devenu membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU en juin 2016.


Des conditions d’entrée favorables :

Considéré par les investisseurs comme destination très prometteuse, soutenu par les principales institutions financières mondiales, il est classé parmi les 20 pays les plus attractifs en termes d’IDE par la Banque mondiale. Ce d’autant que les conditions d’entrée deviennent très favorables.

«Dans la foulée de la dévaluation du rouble, le tengé kazakh, aujourd’hui stabilisé, a perdu près de la moitié de sa valeur. Avec des coûts d’investissement de facto réduits, le pays a gagné en compétitivité, y compris par rapport à son voisin chinois», explique Laurent Damasse. Une opportunité rapidement saisie par le secteur marchand : les franchises fleurissent depuis début 2016, avec l’arrivée d’enseignes comme Mc Donald, Carrefour, Starbucks, Subway, Ikea et bientôt Leroy Merlin.


Des besoins de transformation dans toutes les filières :

Mais les besoins existent dans tous les secteurs : pétrolier, minier, agroalimentaire, santé, infrastructures, transport, énergies renouvelables, environnement, tourisme ...

«Tout en continuant de miser sur son secteur extractif et ses matières premières, le pays va accélérer le développement de son activité tertiaire, porteuse de valeur ajoutée et de création d’emplois», souligne Laurent Damasse. Signe fort de cette impulsion, une place financière va bientôt voir le jour à Astana. Soumise au droit anglo-saxon, elle entrera en activité dès la fin de l’Expo 2017.


France – Kazakhstan, une relation au beau fixe :

En très bonnes relations avec le Kazakhstan, la France en est le 5ème fournisseur et le 3ème investisseur. Le savoir-faire et les produits français y sont reconnus et appréciés et de nombreuses marques tricolores contribuent à structurer l'économie locale. On peut citer Airbus, Alstom, Areva, Danone ou encore lactalis.










  • Publié le 08/09/2016
  • Catégorie: CEI